Hier soir en regardant le journal télévisé, une nouvelle a particulièrement retenu mon attention : dans le classement du Financial Times des écoles de gestion 7 écoles françaises se classent parmi les 10 meilleures d'Europe ! Avec HEC classée première !
Bon, même si ces classements sont toujours très subjectifs et partiels, ce n'est pas souvent que la France peut s'enorgueillir d'être classée au top européen. Ceci est d'autant plus surprenant que le classement est réalisé par un journal de la Perfide Albion et qui -horreur - est classé comme ultra-libéral.
Dans le reportage, on nous disait que les étudiants étrangers appréciaient les écoles de gestion françaises pour la qualité de leur enseignement, leurs relations avec le monde professionnel et leur ouverture sur l'international. Toujours selon les mêmes sources, un étudiant d'HEC était censé gagner 20% de plus que son homologue de la London School of Economics 2 ans après la sortie. Bref c'était vraiment très élogieux.
A ce moment-là m'est revenu en tête le classement des universités françaises par l'Université de Shanghai qui est un classement mondial. Classement qui est également assez partiel et imparfait mais qui tient lieu d'instrument d'évaluation aux entreprises quand il s'agit de recruter à l'international, aux étudiants pour choisir un lieu d'étude complémentaire ou aux chercheurs pour approfondir leurs recherches...
Là, les résultats étaient beaucoup moins élogieux. Si je me souviens bien, la première université française était classée 45ème loin derrière les universités anglo-saxonnes. Je me remémore que nos politiques et nos universitaires bien pensants avaient crié au scandale sur la vision tronquée de ce classement.
A partir de là je pose la question : qu’est ce qui fait que nos écoles de gestion soient portées au nues dans les classements internationaux alors que nos universités végètent en bas du classement ?
La réponse me parait évidente : les écoles de gestion sont autonomes, en concurrence forte pour attirer les meilleurs élèves et les meilleurs profs tandis que les universités sont restées à l’ère du GOSPLAN, ultra conservatrices, ultra fermées sur la petite élite socialisante qui en prit le contrôle à son profit exclusif.
Quand est-ce qu’on verra les choses en faces ?
Oui, il faut que les universités deviennent autonomes.
Oui, il faut qu’elles sélectionnent les étudiants en fonction de la demande.
Oui, il faut que les études supérieures soient payantes avec la mise en place de prêts d’honneur et de bourse pour les étudiants sans argent.
Seulement comme cela des universités comme La Sorbonne retrouveront leur prestige passé, les universitaires seront revalorisés et la spirale de l’échec rompue.
