Philosophie

Jeudi 4 mai 2006

Comme l’ont montré les mouvements sociaux qui ont récemment secoué notre pays, les Français veulent du socialisme. Ils veulent être assistés et protégés par l'Etat. Or, la France étant un pays démocratique, il n'y a aucune raison de ne pas leur donner ce qu'ils veulent. Après tout, le peuple est souverain !

Pour commencer, je crois qu'il faut régler le problème du chômage de manière radicale. La solution est toute simple : l'Etat donnera un emploi à chaque citoyen (et chaque immigrant ; pourquoi faire une distinction ?). Mais y'aura-t-il véritablement un emploi pour tous ? Bien sûr, et pour une fois ils seront vraiment utiles, contrairement à ceux qui sont pilotés par les forces du marché. Nous allons construire de grands immeubles sociaux, des ports sociaux, des écoles sociales, des restaurants sociaux... Nous ferons même creuser des trous gigantesques dans le sol, que nous reboucherons ensuite. "Quel intérêt ?" me direz-vous. Mais, inculte que vous êtes, vous n'avez donc pas lu Keynes ?

Le but des grands travaux, ce n'est pas d'avoir un intérêt en soi, justement. Cela sert à donner de l'emploi, pour que les gens gagnent un salaire et puisse le dépenser pour relancer la croissance. Imaginez le nombre de pelles, de tracteurs, de perceuses, de planches en bois, de parpaings, qu'il faudra pour construire tout cela ! Cela donnera autant d'emploi à tous les travailleurs présents dans ces secteurs de l'économie. Vous me direz qu'on pourrait aussi bien distribuer de l'argent gratuitement, cela aurait des coûts moins élevés. Mais dans ce cas, on perdrait le brassage social qu'entraîneraient les grands travaux.

Alors bien sûr, tout ceci aurait un coût. Mais l'argent, on sait où le trouver. 13% du PIB est épargné par les Français. Le CAC40 fait des profits indécents. Et tous ces riches, ces rentiers qui ont tellement d'argent qu'ils ne savent pas quoi en faire... Nous allons massivement augmenter les impôts de manière à récupérer tout ces fonds et les réinjecter dans l'économie. Mais selon vous, les gens le font déjà eux-mêmes, chaque jour, et c'est ce qui ferait marcher l'économie ? Oui mais l'avantage de la gestion par l'Etat, c'est qu'Il est au-dessus de tout, Il sait tout, Il voit tout. Qui osera dire que le petit individu isolé est mieux à même de connaître les besoins de la Société qu'un Etat omniprésent ?

Malheureusement, les riches n'étant pas tous altruistes, ils décideront rapidement de faire de l'évasion fiscale en plaçant leur argent dans un pays étranger, moins éclairé que le nôtre. Les patrons, quant à eux obsédés par le profit, voudront délocaliser leurs entreprises. Mais l'Etat ne les laissera pas faire ! Nous fermerons les frontières aux capitaux, pour s'assurer qu'ils ne s'échapperont pas. Par ailleurs, il est évident que chez les individus les plus égoïstes, l'annonce de ce projet risque de présenter quelques problèmes : on sera confronté à une "course à la banque", tous les débiteurs de ce projet voulant récupérer leurs argent et capitaux avant qu’ils soient saisis. C'est pourquoi cette opération de réquisition devra être menée de manière discrétionnaire, de préférence la nuit. C’est ainsi que nous prendrons les exploiteurs par surprise !

Ensuite, il faudra s'assurer que les petits malins qui auront retiré leurs biens à l’avance et qui souhaiteront s'exiler pour en profiter de manière asociale et égoïste, ne puissent pas réaliser leur sinistre dessein. Pour ce faire, nous serons contraints de fermer les frontières aux personnes, à l'aide de barbelés et de miradors si besoin est. En effet, la justice sociale implique une intransigeance totale et sans équivoque face à ceux qui auront prospéré par des moyens aussi vils que le commerce et l'échange, sur le dos des travailleurs innocents.

Voilà donc une vision de la logique socialiste poussée à son terme. Je n’invente rien, ce que je dépeins ci-dessus est ce que l’on a pu observer dans tous les pays communistes au fil de l’histoire, et ce que j’ai relevé lors de mes nombreuses discussions avec des hommes et femmes de gauche socialiste. Vous noterez le mépris total des libertés individuelles, de la justice élémentaire, du mérite, et plus grave encore, de la réalité de l’être humain. Quand on voit la bêtise abyssale de l’idéal socialiste, ses résultats désastreux partout et de tous temps, on a le devoir de le combattre de toutes ses forces. Nous devons donc redoubler d’efforts pour sauver la France des idées fausses, et pour faire gagner le libéralisme dans le cœur de nos concitoyens.

                                      

 

                                                                

Par Eliott Maidenberg
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Mercredi 14 juin 2006

Quand Elliott m'a passé le relais pour faire vivre le blog, j'ai d'abord été enthousiaste devant ce nouveau challenge puis est venue la crainte de ne pas avoir assez de temps à y consacrer. C'est vrai que pour qu'un blog vive, il faut l'alimenter régulièrement en articles ou opinions en espérant que ceci intéressera les lecteurs et, encore mieux,  les fera réagir. Or, le temps est quelque chose de précieux, ne dit-on pas que le temps c'est de l'argent ? Je me suis alors demandé comment j'allais pouvoir trouver le temps de débusquer des sujets, faire des recherches et rédiger mes textes dans les 24 heures qui composent une journée.

 J'ai fait mes calculs : je passe environ 20 heures par jour à travailler (ne le dites à personne mais je travaille plus de 35 heures par semaine), dormir, me nourrir, me déplacer, m'approvisionner et me tenir propre. Cela laisse 4 heures vraiment à moi, des heures pour lesquelles j'ai le choix de faire ce que je veux, selon mes désirs et mes moyens. Avec ces 4 heures je pense être un privilégié parmi les actifs urbains trentenaires. Combien d'amis ou de collègues de travail jonglent entre des horaires de bureau interminables pour cause de sous effectifs ou de mauvaise organisation, des horaires de crèches ou de nounou souvent peu flexibles, des temps de transport longs et exténuants, des horaires de commerces très étroits sans parler de ceux des administrations etc. Donc la gestion temps est un élément important dans nos vies modernes, particulièrement pour tous ceux qui ont une vie active et qui par leur travail permettent à la société de vivre. 

Bon vous vous demandez peut être où je veux en venir avec mon temps et vous vous dites peut être que je vous fais perdre le vôtre ! Donc j’en viens au coeur du sujet : quelle politique mener pour permettre aux citoyens d'augmenter la durée de leur temps libre et d'en profiter au mieux ?

Comme souvent deux visions du monde et deux politiques s'opposent :  - la vision socialo-conservatrice - la vision libérale.

La vision socialo-conservatrice va définir quels sont les services auxquels auront droit les citoyens à partir de critères idéologiques ou théoriques : la gestion du temps devra être traitée par un organisme municipal, elle visera l'égalitéTM (en fait l'uniformité), elle sera bien entendu socialeTM et pour l'aile conservatrice elle pourra être basée sur des critères religieux (aucun travail le dimanche). Cette vision prend comme présupposé que l'horaire "normal" et équitable doit être 9h00 - 18h00 pour tout le monde. Bien sûr, ce "tout le monde" commencera par les fonctionnaires et assimilés (pourquoi y a t il une diminution du trafic de métro dès 18h30 alors que beaucoup de gens sortent du travail à 19h00?) mais il devra s'étendre à tous le monde, c'est vrai quoi, on se demande bien pourquoi tous ces gens ont-ils besoin de travailler si tard !

Le rêve de société c'est que tout le monde travaille en même temps parce que c'est injuste de faire travailler des gens plus tard pour servir les autres. Dans cette logique, ce n'est pas la peine d'aller chercher une lettre recommandée à la poste quand on rentre chez soi après sa journée de travail, et puis on a qu'à s'organiser pour faire les courses entre midi et deux ou d'aller chercher le petit dernier à 18h00 tapante à la crèche du quartier ! Faut pas abuser quand même ! Bien entendu, on ne parle même pas d'aller faire du shopping lors du repos dominical parce qu'il est écrit que cela doit être un jour de repos pour tous ! Bien entendu les socialo-conservateurs se rendent compte que ce système ne fonctionne pas comme ils le voudraient et que c'est même  les plus défavorisésTM qui en souffrent le plus parce qu'ils n'ont pas les moyens financiers d'échapper aux transports en commun, à se payer une nounou à domicile (subventionnée par la collectivité grâce aux réductions d'impôts) et d'avoir des horaires plus souples. Alors les socialo-conservateurs crient que c'est la faute à l'ultralibéralisme de notre pays si on exploite les gens jusqu'à les faire travailler à des horaires non prévus par le GOSPLAN.

Ils ont alors l'idée de créer l'arme absolue pour résoudre ces problèmes : LE BUREAU DES TEMPS. (Cf site internet de la mairie du 18e à la rubrique « Vie citoyenne »). Bon déjà, cet intitulé me rappelle fortement l'époque de l'organisation fordiste du travail avec la présence dans les usines d'un bureau des temps et des méthodes chargé de contrôler le temps passé par les opérateurs sur chaque tâche.  Comme je suis quelqu'un de curieux par nature, je regarde à quoi correspond cette démarche du Bureau des Temps sur le site de la mairie de Paris. Bien entendu la première page sur laquelle je tombe concernant ce fameux bureau parle d'une subvention à une association... C'est tellement classique de la part de nos planificateurs favoris ! A quoi correspond cette subvention ? Et bien à un projet de téléphonie socialeTM de cette association. Un projet de téléphonie je vois à peu près à quoi cela peut correspondre (style ligne verte ou ligne d'info service) mais la téléphonie socialeTM je ne vois vraiment pas ce que c'est, sauf que le mot socialTM permet de justifier tout le gaspillage de l'argent du contribuable.

Après cette constatation tellement prévisible, je poursuis mon investigation sur le site de la Mairie de Paris. Je vois notamment que ce bureau est placé sous la tutelle d'Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris et que l'équipe est composée de pas moins de 8 personnes ! Ces 8 personnes : 1 responsable, 4 chefs de projets, 2 chargées de mission et 1 assistante auront pour objectif "d'être à l'écoute des attentes des parisiennes et des parisiens pour adapter au mieux les services collectifsTM aux besoins qui s'expriment, en tenant compte des contraintes des personnels." Pour résumer, ces 8 personnes prendront note des complaintes des mères de famille qui n'ont pas le temps de récupérer leur gosse à la crèche le soir ou bien la plainte du gars qui voudrait bien se payer une piscine en nocturne et qui trouve porte close... Ca, c'est la partie "écoute des attentes" mais attention, le 2ème objectif sera de tenir compte des"contraintes des personnels" ce que je traduis par le personnel de la crèche qui veut pas bosser après 19h00 et des maîtres nageurs qui veulent passer leur nocturne chez eux et qui sont bien décidés à faire valoir leur droitsTM (si besoin à l'aide des syndicatsTM favori) !

Quel dur travail pour 8 personnes ! Les journées doivent être trop courtes ! Malgré tout, sur le site on peut noter les grandes réalisations de ce Bureau des Temps (les données semblent dater de 2003) : création d'une nocturne dans une piscine, accueil d'enfants handicapés dans une bibliothèque, création de passerelles entre la crèche, l'école maternelle et le centre de loisirs et l'apogée de leur action avec l'ouverture de la possibilité une fois par semaine (faut pas abuser quand même!) d'inscrire les enfants en crèche dans une mairie jusqu'à 19h30 ! Pour arriver à ce magnifique bilan, toute une usine à gaz administrative a été mise en place sur laquelle je ne m'appesantirai pas. 

Enfin et pour conclure sur l'approche socialo-étatiste du problème de la gestion du temps, voici les grandes orientations du bureau des temps :      

1- Organiser un processus de démocratie participativeTM autour de la question du temps afin de renforcer la cohésion socialeTM  et réduire les inégalités et les situations d'exclusion.      

2- Améliorer la qualité de vie quotidienne en garantissant à chacun l'accès aux activités nécessaires à son équilibre personnel et social en articulant les différents temps des personnes et des familles (temps familiaux, professionnels, personnels, associatifs, sociauxTM)      

3- Mettre en oeuvre une politique d'aménagement du territoire en intégrant à la notion d'espace celle de temps, en rendant les services plus accessibles et en valorisant le territoire. 

Là on est dans le domaine du rêve ! Quels grands mots (démocratie participative, cohésion sociale) pour trouver le moyen de planquer 8 amis politiques en vue de faire des actions qui pourraient être mises en place par une négociation directe ou sans passer par de structure compliquée !

On veut garantir à chacun l'accès aux activités « nécessaires » à son équilibre : mais qui sait quelles sont les activités nécessaires à mon équilibre ?

On entre enfin dans la quatrième dimension quand on parle d'aménagement du territoire avec la notion d'espace temps !

Pour finir, on voit ici l'exemple parfait où les étatistes repèrent un problème de société : la gestion du temps, s'y engouffre allègrement en promettant de tout résoudre et finissent par créer des usines à gaz où toute une faune de prédateurs de planques monumentales prolifèrent.

Le point d'orgue de cela est l'intrusion de l'Etat dans la sphère la plus privée par la définition de la gestion du temps idéalement définie selon le GOSPLAN (soit avec les même critères pour tous et avec le minimum d'emmerdement pour les fonctionnaires). 

Après avoir passé en revue la politique socialo-conservatrice de la gestion du temps, je vous donne ma vision des choses que j'espère proche de celle d'Alternative Libérale. 

La vision libérale sera  basée sur l'individu sans intervention de corps intermédiaires parasites et sera basée sur des critères pragmatiques : je rentre tard le soir et je veux pouvoir aller au supermarché la nuit, comment en trouver un d'ouvert ? Je souhaite pouvoir faire du shopping le dimanche, comment je fais ? Mes enfants doivent pouvoir sortir de crèche à l'heure où je sors du bureau ? Je suis un nageur noctambule, comment trouver une piscine ouverte la nuit ?

De cette vision sortira une constatation simple : les citoyens ont une demande, et le but de la politique libérale sera de faire émerger une offre privée pour répondre à cette demande. En effet, seul le marché est capable de souplesse pour s'adapter à la multitude de cas différents de nos sociétés complexes. Ça y est le gros mot est lâché, rentrez les enfants, verrouillez vos portes à double tour : le marché serait la solution !

Le marché est pourtant aveugle ! Mais une personne aux yeux bandés n’est-elle pas la représentation de la justice ?

Attention, je ne vous promets pas que ce sera le paradis sur terre, que tout le monde s'aimera, que la vie sera un long fleuve tranquille ! Non ! Le marché n'est pas un but en soi, c'est seulement le moyen le moins mauvais pour permettre de fluidifier les échanges entre les gens et donc d'augmenter leur libertéTM de choix. Donc contrairement aux socialo-étatistes : pas de bureau, pas de structure étatique, pas de sondage en vue d'établir un profil moyen qui ne correspond à personne, pas de plan d'urbanisme pour dire quoi faire... juste laisser libres les citoyens d'exprimer une demande et à d'autres de la satisfaire en créant des crèches, des piscines nocturnes, des supermarchés ouverts 24/24 et 7/7 s'ils trouvent leur intérêt à le faire. L'aide de l'Etat ou de la Mairie devra se limiter dans ce cas-là à l'octroi à tarif préférentiel d'un chèque service en vue de permettre aux plus défavorisésTM  d’accéder à ces services mais en conservant la liberté de faire jouer la concurrence et d'être exigeants avec leur fournisseur de service. Cela créerait de plus de nombreux emplois en horaires décalés permettant aux étudiants, artistes ou toute personne voulant faire autre chose de leur journée de trouver un travail. Notre ville serait moins morne le dimanche et les soirées. Personne ne serait obligé de travailler en heure décalée mais les lois du marché feraient automatiquement augmenter les salaires à ces horaires par rapport à ceux de jour (pas besoin de législation ou de SMIC imposé arbitrairement).

Pour en arriver là, il faudra passer par la suppression des règles qui limitent la liberté de travail et la liberté d'entreprendre dans ce pays mais cela c'est une autre histoire qui prendra peut être beaucoup de temps... 

 

Aparté :

Je suis en train de faire un inventaire de l'utilisation des mots socialTM et solidaritéTM dans la communication sur internet de la mairie de Paris et voir comment est pervertie l'idée de SocialTM dans notre pays par son utilisation à toute les sauces en vue de légitimer des actions anti-sociales... Si vous avez des idées elles seront les bienvenues.

Par OD
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Vendredi 16 juin 2006

Je pense que beaucoup d'entre vous étaient comme moi devant la tv pour regarder le match France-Suisse mardi dernier. Et comme moi, vous avez été fortement déçus par la performance des Bleus.  

  Depuis plusieurs jours précédant la rencontre, les journalistes, les joueurs et l'entraîneur nous présentaient la Suisse comme un adversaire redoutable, une puissance montante du football mondial. On voyait bien que les Bleus se méfiaient fortement de ces Helvètes tandis que les Suisses affichaient (au moins en façade) une grande confiance et un grand enthousiasme avant cette rencontre qui signait leur retour au Mondial.    

Les joueurs de l'équipe de France ont abordé la rencontre avec pour seule ambition de ne pas perdre et pour cela le sélectionneur n'a mis qu'un seul joueur en attaque contre 6 joueurs à vocation défensive. Le résultat était prévisible d'avance : nous n'avons pas encaissé de but mais nous n'en avons pas marqué non plus.    

Pourtant la France dispose dans ses rangs d'une profusion d'attaquants de classe mondiale : Trezeguet et Saha notamment mais aussi Giuly et Anelka qui n'ont pas été sélectionnés. alors pourquoi ne pas utiliser cette force de frappe qui ferait trembler tous nos adversaires et leur demanderait de s'adapter à notre jeu plutôt que l'inverse ? La réponse est simple : on a peur de perdre, on a la trouille, on fait dans notre froc. Tout part d'un manque de confiance dans nos capacités doublé d’un conservatisme à toute épreuve.    

Notre équipe ne fait pas confiance aux jeunes (c’est la 2ème plus vieille équipe du tournoi et la plus vieille de l’histoire des Bleus en coupe du Monde), les Zidane, Makelele, Thuram, Barthez et Vieira sont de bons joueurs mais ils ne sont plus les joueurs exceptionnels qu’ils ont été. Même s’ils s’en défendent ils n’ont plus aussi faim de victoire que des jeunes comme Ribéry ou Malouda. Pourtant ils ont verrouillé leur place et se sont cooptés pour jouer ce mondial.    

La peur et le conservatisme décrits ci-dessus sont le reflet des peurs et du conservatisme de le société française. La peur de la compétition dans laquelle on voit plus de risques que d’opportunités, le conservatisme pour que les gens en place ne cèdent pas de terrain à ceux qui veulent faire bouger les choses. C’est en cela que l’équipe de France est le parfait reflet de la nation. En 1998, on s’était rendu compte via le Football que les jeunes issus de l’immigration maghrébine et noire africaine, si on leur en laissait l’opportunité, pouvaient faire atteindre les sommets à la France. On n'en a tiré aucune conclusion en dehors des platitudes de l’intégration et on a laissé les Beurs et les jeunes noirs dans leur galère en maintenant le marché du travail complètement cadenassé, on a vu les résultats en 2005-2006…    

Le football est le miroir de la société, il n’y a qu’à regarder nos voisins espagnols. Leur équipe jeune et portée sur l’attaque a entamé le Mondial par un 4-0 contre l’Ukraine qui est une nation nettement plus forte que la Suisse. C’est la première fois que l’Espagne débute une compétition d’une façon positive. Je pense que cela a un rapport avec le vent de libéralisme qui aère la société espagnole depuis quelques années. Le parti popular (droite libérale économique) a libéré le marché du travail et fait baisser le taux de chômage de 20 à 8 %. Ces mesures n’ont pas été remises en cause par le parti socialiste qui y a ajouté des mesures libérales vis à vis de la société (mariage gay, autonomie accrue des régions etc.). Tout cela a conduit l’Espagne à être un pays optimiste, gouverné par des jeunes qui se projettent dans le futur.    

Tout cela pour conclure que si notre équipe perd c’est aussi le révélateur que notre pays est en train d’étouffer sous ses peurs et ses conservatismes. Passons à l’attaque plutôt que de nous recroqueviller tous en défense.

  

Par O. Dardalhon
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Mardi 12 septembre 2006

Hier soir en regardant le journal télévisé, une nouvelle a particulièrement retenu mon attention : dans le classement du Financial Times des écoles de gestion 7 écoles françaises se classent parmi les 10 meilleures d'Europe ! Avec HEC classée première !

 Bon, même si ces classements sont toujours très subjectifs et partiels, ce n'est pas souvent que la France peut s'enorgueillir d'être classée au top européen. Ceci est d'autant plus surprenant que le classement est réalisé par un journal de la Perfide Albion et qui -horreur - est classé comme ultra-libéral.

 Dans le reportage, on nous disait que les étudiants étrangers appréciaient les écoles de gestion françaises pour la qualité de leur enseignement, leurs relations avec le monde professionnel et leur ouverture sur l'international. Toujours selon les mêmes sources, un étudiant d'HEC était censé gagner 20% de plus que son homologue de la London School of Economics 2 ans après la sortie. Bref c'était vraiment très élogieux.

 A ce moment-là m'est revenu en tête le classement des universités françaises par l'Université de Shanghai qui est un classement mondial. Classement qui est également assez partiel et imparfait mais qui tient lieu d'instrument d'évaluation aux entreprises quand il s'agit de recruter à l'international, aux étudiants pour choisir un lieu d'étude complémentaire ou aux chercheurs pour approfondir leurs recherches...

Là, les résultats étaient beaucoup moins élogieux. Si je me souviens bien, la première université française était classée 45ème loin derrière les universités anglo-saxonnes. Je me remémore que nos politiques et nos universitaires bien pensants avaient crié au scandale sur la vision tronquée de ce classement.

 A partir de là je pose la question : qu’est ce qui fait que nos écoles de gestion soient portées au nues dans les classements internationaux alors que nos universités végètent en bas du classement ?

 La réponse me parait évidente : les écoles de gestion sont autonomes, en concurrence forte pour attirer les meilleurs élèves et les meilleurs profs tandis que les universités sont restées à l’ère du GOSPLAN, ultra conservatrices, ultra fermées sur la petite élite socialisante qui en prit le contrôle à son profit exclusif.

Quand est-ce qu’on verra les choses en faces ?

    Oui, il faut que les universités deviennent autonomes.

    Oui, il faut qu’elles sélectionnent les étudiants en fonction de la demande.

   Oui, il faut que les études supérieures soient payantes avec la mise en place de prêts  d’honneur et de bourse pour les étudiants sans argent.

 Seulement comme cela des universités comme La Sorbonne retrouveront leur prestige passé, les universitaires seront revalorisés et la spirale de l’échec rompue.

 

 

 

Par O. Dardalhon
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Mercredi 15 novembre 2006

La mairie de Paris ne nous transporte pas de joie

Article issu de l'excellent blog d'Aurélien Véron avec nos remerciements :

 

medium_Traffic.JPGEn décembre 2005, le rapport Kopp / Prud’homme / Bocajero révélait que la politique de l’alliance Rose-Verts à la mairie de Paris n’avait abouti qu’à une dégradation des transports et de l’air respiré par les Parisiens.

La multiplication irréfléchie des couloirs de bus et la politique de « l’emmerdement maximum des automobilistes » a tout d’abord entraîné un net ralentissement de la vitesse moyenne des voitures…et des bus coincés dans leur couloir et facilement bloqués (carrefour, bus de devant à l’arrêt, livraisons, etc).

Plus grave, la pollution s’est aggravée du fait des embouteillages permanents, même aux heures creuses. Là où la majorité municipale espérait que le sacrifice des uns améliorerait la vie de tous, la réalité est toute autre : nous subissons tous une dégradation générale de nos conditions de vie.

Le rapport très récent de Jean-Pierre Orfeuil et Marie-Hélène Massot apporte un éclairage nouveau sur cette stratégie de la circulation. Pour eux, les deux points clef de la politique des déplacements de la majorité municipale, c’est le stationnement et les couloirs de bus.

Stationnement : politique de la pénurie aggravée

Le stationnement de surface offre 22.100 places gratuites, 22.300 places rotatives (payantes plein pot pour tous) et 123.100 places « mixtes » (donc accessibles aux résidents à un tarif très avantageux). Or, les 254.537 cartes de « stationnement résidant » indiquent un rapport de 2.1 entre le nombre de résidents…et les places « mixtes » disponibles dans leur ensemble. Autant dire que les tensions sont fortes pour stationner. Conséquence : la baisse  du nombre de déplacements automobiles à destination de Paris… et une vie difficile pour les Parisiens qui disposent d’une voiture.

L’abus de bus rend malade

Tout d’abord, c’est le réseau ferré qui fait fonctionner Paris. Certainement pas le bus. Pourtant, le métro ne propose que 200 km de lignes sur 16 lignes contre 600 km et 60 pour le bus. Quelles en sont les raisons ? Le bus est essentiellement utilisé par les Parisiens sur de courtes distances car sa vitesse est assez lente (proximité des stations, feux rouges…) et son rythme de passage, inadapté aux attentes. Il ne représente que 6 % de l’ensemble des déplacements, et 6.7 % de l’ensemble des distances parcourues. Peanuts ! Plus inquiétant, l’Ademe avait révélé que le bus polluait plus en Nox et en microparticules qu’une voiture par km-passager en 1997 ! Depuis, on se doute que la situation a radicalement changé. Bref, le bus n’est pas la panacée. Pourquoi lui avoir consacré tant de couloirs, alors que leur vitesse moyenne n’a finalement pas augmenté  et qu’il reste marginal dans l’ensemble des déplacements ?

Et le vainqueur est…
…le deux-roues, dont l’utilisation explose depuis quelques années. En privilégiant une approche purement technique, la politique des transports a éludé la question essentielle de la satisfaction des usagers. Or, ces derniers sont malins. Ils ont vite su choisir la voie rapide. Hélas, là où les voitures émettent 0.35 g/km de HC+Nox, les deux-roues en émettent 1.5 g : bien joué !

Bref, le résultat de la politique Delanoë-Baupin est un échec cuisant pour nos poumons et notre confort ! Nous en retiendrons surtout les emmerdements.

Par O. Dardalhon
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Art 2 de la Déclaration des droits de l'Homme- Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

". L'Etat : la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde
 . Détruire la concurrence, c'est détruire l'intelligence"
 - Frédéric Bastiat

« Il est significatif que l'argument le plus courant contre la concurrence consiste à dire qu'elle est aveugle. Il est peut-être opportun de rappeler que pour les Anciens la cécité fut un attribut de la divinité de la justice»
 -Friedrich Hayek


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